Comment bouger ?
Si vous êtes sédentaire commencez doucement
En ayant préalablement redonné de la souplesse à vos muscles rétractés, faites des étirements musculaires doux quotidiens et démarrez progressivement une activité globale sans risque :
Exemple :
- Marche de 30 minutes, quotidienne, d'abord à votre rythme puis plus rapide quand vos capacités s'améliorent.
- Passez de 30 à 45 minutes puis 1 heure si votre emploi du temps vous le permet.
- Le vélo en terrain plat est une excellente activité pour l'arthrose de hanche, l'aquagym permet un excellent entretien en soulageant nos articulations des contraintes de poids.
- Il est intéressant de varier les activités dans la mesure du possible.
La limite ?
Vous êtes le meilleur expert pour la déterminer.
La douleur est un signal qui vous avertit que vous l'avez atteint.
Dans toute utilisation de machine, surtout lorsqu'il s'agit d'une machine très sophistiquée comme l'organisme humain, le respect des voyants de contrôle est impératif, la douleur est un de nos voyants de contrôle !
- Parfois ce signal se manifeste au cours de l'exercice et la correction est facile, il suffit de faire moins fort ou d'aller moins loin pour revenir dans la situation de non douleur.
- Parfois la douleur n'apparaît que dans les heures qui suivent, il faut alors se servir de cette expérience pour adapter le geste ou l'intensité de la séance suivante.
- Dans tous les cas, votre auto-contrôle au moyen de votre voyant douleur est la clef.
- L'activité physique ne sera pas interrompue et votre état de santé sera préservé.
Et respirez !!!!
Cela consiste uniquement à souffler; il est impératif de vider ses alvéoles pulmonaires avant de vouloir les remplir à nouveau, donc : expirez, soufflez !
Pour vous entraîner, faîtes de grands soupirs, gorge ouverte pour bien laisser passer l'air que vous évacuez de vos poumons. Vos alvéoles étant vides, elles se rempliront toutes seules sans aucun effort, d'air neuf riche en oxygène.
De temps en temps une expiration plus profonde doit renouveler complètement l'air, même le petit résidu emprisonné au fin fond de nos alvéoles.
C'est le ventre qui va nous y aider : rentrer le ventre pousse nos viscères vers le haut, ils viennent alors soulever le diaphragme qui agit comme un piston sur la base de nos poumons et les vident totalement.
Se donner les moyens de bouger
Il est conseillé entre 40 et 50 ans avant de démarrer une activité physique et à fortiori si vous étiez jusqu'à présent sédentaire, d'en parler à votre médecin qui jugera de la nécessité d'un bilan de santé.
Se donner les moyens de bouger, c'est traiter tout ce qui vous « empêche » de pratiquer une activité physique et avoir raison de ses mauvaises excuses.
Quelques exemples :
"Je ne peux pas marcher mes pieds sont douloureux"
Des pieds en bon état, c'est aussi se donner les moyens de poursuivre un entretien physique régulier.
Conseil de chaussage :
- Chaussures confortables en cuir avec un talon large entre 3 et 5 cm.
- Chaussures adaptées à l'activité.
- Eviter de porter deux jours de suite la même paire de chaussure pour la faire sécher correctement.
- Le pied doit être tenu dans la chaussure et non l'inverse
- Mieux vaut acheter des chaussures en fin de journée afin de prendre en compte d'éventuels gonflements des pieds.
- Talons hauts, chaussures pointues, à porter avec modération.
Conseil de bien être :
- Déchaussez-vous dès que possible.
- Marchez pieds nus (sauf diabétiques et artéritiques)
- Massez-vous les pieds en étirant bien les orteils, détente assurée.
- Offrez à vos pieds réflexologie et massage, ils vous le rendront bien.
- Consultez un podologue au moins une fois par an qui jugera également de la nécessité de semelles correctrices.
Traiter les douleurs mécaniques :
Bien des personnes disent ne pas pouvoir entreprendre une activités physique en raison de douleurs diverses, ou décrivent un manque de désir, un manque d'allant, une fatigue excessive... se donner les moyens de pratiquer une activité physique c'est la mise en oeuvre simultanée d' actions efficaces pour écarter ces « empêchements ».
La palette des moyens est très étendue.
Le gage d'efficacité est d'utiliser tous les moyens d'action simultanément.
Prenons le cas d'une personne dont l'activité physique est réduite depuis plusieurs mois par une tendinite récidivante :
Un traitement correct comprend :
- une suspension momentanée du ou des gestes entraînant la douleur et seulement de ces gestes là, c'est ce que l'on appelle un repos relatif. Il faut donc repérer ces gestes et non arrêter toute activité, le repos complet génère d'autres douleurs et raideurs. Cela demande un peu d'attention, d'écoute de soi.
- l'application de froid localement,
- d'un gel anti-inflammatoire,
- quelques séances d'ultrasons chez un kinésithérapeute qui fera dans la même séance : un massage spécifique du tendon, vous apprendra à étirer le muscle correspondant à votre tendon lésé,
- le repérage d'un geste professionnel ou sportif ou de loisir, répétitif et traumatisant, permettant d'apporter la modification du geste de façon à éviter la récidive de la tendinite.
Il n'y a pas beaucoup de tendinites qui résistent à ce traitement. Cela demande bien évidemment de mettre tout en oeuvre dans le même temps (c'est ET et non OU) et la participation du porteur de la tendinite !
On peut faire le même constat pour les douleurs lombaires, ou cervicales.
Lutter efficacement contre les douleurs pour pouvoir progressivement reprendre une activité physique régulière est fondamental.
Douleurs aigues, puis douleurs persistantes aboutissent à une maladie douloureuse chronique; un traitement correct de la douleur aigue peut permettre d'éviter cette évolution.
La douleur doit être combattue avec des moyens efficaces, ce n'est pas le médicament antidouleur qui est péjoratif pour l'organisme, c'est la sédentarité que la douleur entraîne qui progressivement compromet le bon état de santé.







